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Organiser les funérailles

La déclaration de dernières volontés du défunt

Certaines personnes souhaitent être incinérées, d’autres inhumées. Ce souhait peut être exprimé dans une «déclaration de dernières volontés» remise à la commune: cette déclaration est inopposable. Les volontés du défunt peuvent aussi être consignées d’une autre manière, par exemple dans une lettre laissée à la famille. Si le défunt n’a pas fait part de ses volontés, ce sont les proches qui procèdent aux choix relatifs à l’organisation des funérailles.

Le choix du cercueil

Différents matériaux existent pour la confection des cercueils. Les cercueils en bois sont destinés à l’inhumation en pleine terre ou à l’incinération. Pour l’inhumation en caveau, des matériaux hermétiques (polyester, métal ou bois + zinc, suivant la réglementation communale en vigueur au lieu d’inhumation) sont nécessaires.

Les faire-part et l’annonce nécrologique

Une vie est jalonnée de nombreuses rencontres. Le défunt avait sans doute des amis, des collègues, des connaissances qui seront touchés par l’annonce de son décès. Ceux-ci souhaiteront peut-être aller au funérarium et/ou à la cérémonie de funérailles pour rendre un dernier hommage au défunt et vous manifester leur soutien. Pour les avertir, vous avez deux options: les faire-part et l’annonce nécrologique.

L’annonce nécrologique

Vous pouvez placer un encart dans un ou plusieurs journaux pour annoncer le décès de votre proche. Cette option permet d’avertir le plus grand nombre de personnes.

Les faire-part

Vous pouvez également envoyer des faire-part. Dressez la liste des connaissances du défunt (en faisant si besoin appel à vos proches) afin de n’oublier personne.

Comment rédiger?

Votre entrepreneur des pompes funèbres vous guidera dans la rédaction de l’annonce nécrologique et/ou des faire-part. Il dispose de différents modèles de faire-part que vous pourrez personnaliser. Par ailleurs, il peut aussi se charger de prendre contact avec les journaux pour les annonces nécrologiques.

L'inhumation

L’inhumation en terrain non concédé (terre commune)

Enterrer un proche en terre commune présente l’avantage de la gratuité. L’inconvénient est que le terrain n’est octroyé dans ce cas que pour une durée en général assez courte. Quelques années après la mise en terre (5 à 7 ans en moyenne), la commune a le droit de disposer à nouveau du terrain  (par déplacement des restes mortels ou recouvrement de ceux-ci) pour procéder à l’inhumation d’un autre défunt.

L’inhumation en terrain concédé (concession pleine terre)

Enterrer un proche en terrain concédé suppose une participation financière. En contrepartie, vous avez le droit de disposer de la concession pendant une durée particulière à chaque commune (entre 10 et 20 ans, voire plus), à condition d’entretenir la tombe.

D’autre part, le terrain concédé offre l’avantage par rapport au terrain non concédé de pouvoir accueillir un ou plusieurs corps d’une même famille. Cela permet par exemple à un couple d’être réuni dans la même tombe.

L’inhumation en caveau

Le caveau est la solution la plus coûteuse. Il s’agit d’une construction en béton qui peut contenir un ou plusieurs cercueils. Il peut parfois être fourni directement par l’entrepreneur des pompes funèbres. Le plus souvent, on utilise les caveaux pour réunir les membres d’une même famille. C’est généralement l’acquéreur initial de la concession qui détermine à qui ce caveau est destiné. Le prix varie selon la taille du caveau et donc en fonction de la surface du terrain couverte par le monument funéraire.

Avant, les concessions avec caveau étaient octroyées à durée illimitée. Depuis 1971, la durée a été ramenée à 50 ans maximum mais varie là encore d’une commune à l’autre: dans tous les cas, la famille doit se charger d’entretenir la tombe sous peine de perdre la concession. Si la tombe est laissée à l’abandon, la commune peut afficher un procès-verbal d’abandon devant la concession ou le caveau. Il y restera un an. Si aucun membre de la famille ne se manifeste dans ce délai, la commune a le droit de récupérer la concession.

Choisir le cimetière

Généralement, les inhumations ont lieu dans la commune où était domicilié le défunt. Vous pouvez toutefois choisir un cimetière situé dans une autre commune, par exemple si le reste de la famille y est enterré ou si le défunt y a vécu une partie de sa vie. L’accord de la commune du lieu d’inhumation sera cependant nécessaire ainsi que, dans certains cas, le paiement d’une taxe.

L'incinération

L’incinération (ou crémation) s’est beaucoup répandue durant ces dernières années, particulièrement en milieu urbain. Elle consiste à faire brûler le corps du défunt pour le réduire en cendres. Celles-ci sont ensuite placées dans une urne dite «cinéraire». En général, l’incinération exige un cercueil en bois léger. Par ailleurs, le défunt devra être habillé légèrement et dans des matières naturelles.

Il existe plusieurs finalités pour l’urne funéraire et son contenu.

Dans l’enceinte du cimetière

  • La dispersion des cendres sur une parcelle de la pelouse du cimetière. Les cimetières prévoient un espace destiné à la dispersion des cendres.

  • Le placement de l’urne dans une loge du columbarium. Le columbarium est une construction composée de niches destinées à recevoir les urnes cinéraires. Il est situé dans l’enceinte du cimetière. Le placement de l’urne dans le columbarium est l’option la plus courante.

  • L’inhumation de l’urne dans un cimetière. L’urne peut être enterrée au même titre qu’un cercueil, en terrain concédé ou en caveau.

En dehors de l’enceinte du cimetière

  • La dispersion des cendres en mer territoriale belge. Vous pouvez pour cela vous adresser à l’Administration communale d’Ostende. L’entrepreneur des pompes funèbres que vous avez choisi pourra également s’en charger.

  • La dispersion des cendres ou l’inhumation de l’urne dans un endroit autre que le cimetière (par exemple dans votre jardin).

  • La conservation de l’urne dans un endroit autre que le cimetière (par exemple chez vous).

La cérémonie

L'entrepreneur des pompes funèbres vous aide à préparer la cérémonie. Quelles que soient vos croyances, il peut vous aider à organiser les funérailles en contactant éventuellement les responsables du culte et en décidant avec l’accord de l’Administration communale d’un jour et d’une heure. Vous pouvez bien sûr organiser une cérémonie laïque: généralement, celle-ci se déroule dans une salle du funérarium prévue à cet effet. Elle peut aussi avoir lieu au crématorium s’il s’agit d’une incinération. Paroles, lecture de textes, musique: les proches sont invités à participer à la cérémonie de différentes manières.

Après la cérémonie

Vous pouvez si vous le désirez organiser une réception chez vous ou ailleurs, par exemple à la maison paroissiale ou dans une salle du funérarium. Vous pouvez aussi réserver un restaurant, par exemple à proximité de l’église. L’entrepreneur des pompes funèbres peut là encore vous donner un coup de main dans l’organisation de ce repas ou de cette collation.

Religions et rites funéraires

Les rites funéraires varient d’une religion à l’autre. La toilette du corps, le délai avant l’inhumation, la cérémonie et le deuil sont soumis à des règles particulières selon le culte. L’entrepreneur des pompes funèbres pourra vous aider à organiser les funérailles dans le respect de vos croyances.

Les mémentos

Des mémentos ou «souvenirs» peuvent également être envoyés après les funérailles en marque de remerciement aux personnes qui vous ont exprimé leur soutien. Le mémento comporte le nom du défunt, ses dates de naissance et de décès ainsi qu’une photo ou illustration. Là encore, l’entrepreneur des pompes funèbres peut vous proposer différents modèles de mémentos.

La pierre tombale

La pierre tombale (ou le monument funéraire) va être placée au-dessus de l’emplacement où est enterré le défunt. On y grave le nom du défunt ainsi que ses dates de naissance et de mort. Il existe de nombreux types de pierres tombales.