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Faire face au deuil
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Les étapes du deuil

Perdre un proche, c’est souvent d’abord être dans l’action: les papiers, les funérailles, la succession… Mais en aval et en amont des questions concrètes, vous devez aussi faire face à votre propre souffrance et accomplir votre «travail de deuil». Pourquoi parle-t-on de travail? Parce qu’apprendre à vivre sans l’autre est un apprentissage, une transformation profonde et un effort. Ce travail, personne ne l’accomplit au même rythme ni de la même façon. Pourtant, on retrouve dans tout travail de deuil des étapes similaires.

La réalité de la perte

Devant la mort, même attendue, surgit souvent un sentiment d’irréalité. Vous vous répétez que c’est impossible. Vous croyez voir le défunt dans la rue: parfois il vous apparaît comme s’il était réellement là. Ce sentiment traduit la profonde difficulté à accepter la réalité de la perte. Pourtant, pour pouvoir commencer un travail de deuil, il vous faut passer par là. Dans cette optique, il est parfois important de voir le corps du défunt, de trouver des explications à sa mort, d’organiser les funérailles en famille pour donner plus de réalité à l’événement.

La douleur

La douleur est un sentiment inévitable lors de la perte d’un être cher. Si vous la contournez ou tentez de vous en distraire, elle resurgira un jour ou l’autre et vous n’en comprendrez peut-être plus la cause. Pour certains, vivre la douleur, c’est pleurer, avoir mal physiquement mais aussi être agressif envers soi-même et les autres, se sentir coupable. Ce lot de sentiments contradictoires est légitime et nécessaire au travail de deuil.

La vie sans le défunt

Quelle place occupait le défunt dans votre vie? Peut-être habitiez-vous avec lui, peut-être le voyiez-vous peu mais pensiez-vous souvent à lui? Dans tous les cas, la perte d’un être cher suppose une réorganisation totale de la vie autour de soi. La famille, l’entreprise, le groupe d’amis se trouvent amputés d’un de leurs membres et doivent apprendre à fonctionner autrement.

La nouvelle place du défunt

Pour autant, il ne s’agit pas de «passer à autre chose», de ne plus aimer ou d’oublier le défunt. Mais bien de lui donner une autre place et de se tourner à nouveau vers la vie et les vivants. Ce que vous avez partagé avec le défunt n’est pas mort avec lui. Essayez de vous servir de ce que votre proche vous a transmis pour mieux vivre, même en son absence.

La fin du deuil

Il est impossible de dire combien de temps dure un travail de deuil. Il y a souvent des pauses et des rechutes dans ce travail. Pourtant, au fur et à mesure, la tristesse se fera moins omniprésente. Vous arriverez à nouveau à vous intéresser aux autres et à vous-même. Ce temps peut être long: ce n’est ni complaisance ni manque de volonté. C’est certain: après cette perte, votre vie ne sera plus tout à fait comme avant. Mais si vous l’acceptez, elle pourra être à nouveau porteuse de sens et de bonheur.

Le rôle de l’entourage

Il n’est pas facile d’épauler une personne en deuil… a fortiori quand nous sommes nous-mêmes touchés par le décès. Pourtant le rôle de l’entourage est essentiel: par votre présence, votre écoute, votre patience, vous pouvez aider une personne à accomplir son travail de deuil. A contrario, l’agacement, les accusations de complaisance, le déni ne feront que rendre ce travail plus difficile.

Besoin d’aide?

Il existe des situations où l’aide de la famille, des amis, de groupes d’entraide ne suffit pas à accomplir le travail de deuil. Le deuil «pathologique» est difficile à définir car les étapes qui le caractérisent sont assez semblables aux étapes «normales» du deuil. Mais l’intensité des sentiments est parfois si forte que le travail est comme «bloqué».

Dans ce cas, il est important de pouvoir faire appel à l’aide professionnelle d’un psychologue ou d’un psychiatre. Ne négligez pas cette aide!